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Les 40 ans d'Ariane : l'interview créa.

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Alexandre Castaing, Pyramid, 2 December 2020

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Le projet des 40 ans d’Ariane a remporté l’Or au Grand Prix Stratégie du Brand Content le 24 novembre.
Pour creuser les dessous de ce projet hors du commun, nous avons interviewé pour vous, Alexandre Castaing, Directeur chez Sweet Punk et Pyramid, le jeune prodige de la musique électronique.
Le processus créatif, la gestion de projet et la place de la musique électronique dans la communication : toutes les réponses à vos questions sont ici.

Quelle est la place de la musique dans vos vies ? 

Pyramid :  Ca prend toute la place, j’en vis depuis presque 10 ans et je pense passer plus de temps en studio que chez moi.

 

Quel est le processus de réflexion et de création lors d’un tel projet ?

Alexandre. C : Quand on doit s’adresser aussi bien au grand public, qu’à une cible interne, il est nécessaire d’orienter ses idées sur un élément fédérateur et simple à appréhender. La musique est universelle et peut parler à tous. C’est en cela qu’un album de musique, idée aussi évidente que magique, s’impose d’elle-même au cours du processus créatif. Il n’est pas nécessaire de complexifier le message.

 

Depuis combien de temps es-tu présent sur la scène électronique et quelle est ta plus grosse collaboration ?

Pyramid : Ça doit faire presque 10 ans que je suis là je pense, en comptant les débuts à Lyon. Pour ce qui est de la plus grosse collaboration, Ariane est probablement la plus belle, c’est pas tous les jours que l’on voit Neil de Grasse Tyson avoir son vinyle dans les mains et qu’on a l’opportunité de voir les lieux de création de fusées.

 

Quelle est votre opinion sur la place de la musique électronique dans la communication ?

Pyramid : Elle est prédominante, la force de la musique électronique vient du fait que c’est une musique récente contrairement aux autres genres, donc elle s’est inspirée de tous les mouvements en se les appropriant et en rendant une certaine “copie” faite avec des ordinateurs et des instruments qui diffèrent des musiques plus traditionnelles dans la conception. Du coup c’est une musique hyper large qui peut s’adapter à énormément de situation, on peut autant avoir une track techno super brutale pour une pub de parfum qu’une balade ambiant pour une pub de voyage qu’une musique plus orchestrale et électronique pour un film.

De plus le genre électronique ne définit plus vraiment un genre spécifique, le hip hop d’aujourd’hui est majoritairement électronique, et beaucoup d’autres genres prennent des sonorités électroniques pour se moderniser.

Alexandre. C : La musique électronique, dans son processus de création, ressemble à un banc de montage. Elle s’adapte, s’étire, et permet de raconter n’importe quelle émotion. Elle est donc un allié structurellement modulable et parfait pour construire une campagne de communication.

 

D’où vient cette idée de fusionner l’electro et les 40 ans de la fusée Ariane? Et quels réactions ce projet a-t-il suscité en interne lors de la propal chez Ariane ?

Alexandre. C : Ariane est un projet Européen. Majoritairement Franco-Allemand. Depuis la chute du mur de Berlin, la musique électronique a porté tout un peuple. La renommée de la French touch de son côté n’est plus à faire. Le carcan de la musique électronique nous a semblé un très bon support pour raconter 40 ans d’épopée spatiale.

 

 Quel était ton rapport avec le secteur spatial avant-même de travailler avec Ariane ? Que représente ArianeGroup pour toi maintenant ?

Pyramid :  J’ai toujours été fasciné par le domaine spatial, j’ai grandi comme beaucoup bercé par la science fiction et les explorations de l’homme au delà de l’atmosphère. C’est la découverte de l’inconnu et le lieu de beaucoup de possibles, donc c’est forcément fascinant pour moi, ça laisse place à une imagination sans limite tout en ayant quand même. ArianeGroup c’est le nom qui représentait l’espace en France depuis que je suis tout petit, donc forcément ça représentait déjà énormément de choses, mais avec le fait d’avoir travailler avec eux ça rend cela humain en plus d’être impressionnant.

 

Comment déceler la bonne personne à qui faire appel dans une ère où la musique électronique et les DJ’s ont le vent en poupe ?

Alexandre. C : Pour être honnête, le champ des possibles est immense. Je pense à titre personnel que la musique électronique permet à un nombre auparavant inimaginable d’artistes de s’exprimer. Nous voulions un talent à la culture large, ample dans le temps et l’histoire de l’électro. En choisissant Pyramid, nous allions évidemment un univers proche du spatial, mais aussi une sensibilité qui puisse toucher plusieurs générations d’auditeurs. La diversité des compositions proposées est la preuve que nous avons fait le bon choix.

 

Peux-tu nous en dire plus concernant tes pistes de création ? Quelles ont été tes inspirations ? Comment as-tu aiguillé ton style musical pour le faire correspondre aux « attentes » d’ArianeGroup ?

Pyramid : Le but ayant été de célébrer les 40 ans de la fusée Ariane, plutôt que de faire une musique d’anniversaire, je trouvais cela beaucoup plus intéressant de retracer l’histoire en quelques moments forts et de plancher sur un avenir imaginaire quandt à leurs visions futures.

Pour ce qui est de travailler le style, ça a été une chance, je suis vite dissipé à vouloir explorer plein de styles différents, donc ça a été un excellent exercice de mélanger plusieurs influences tout en gardant une ligne directrice et une cohésion sur tout l’EP, ça m’a permis de mélanger mon côté terre à terre avec des instruments enregistrés, notamment les guitares et pianos, et mon côté plus dans la lune avec mes synthés et mes logiciels qui permettent des textures différentes et plus aériennes.

 

 En termes de gestion de projet, quelles sont les étapes majeures d’un projet d’une telle envergure ? Comment se découpe le processus de validation à la sortie du projet ?

Alexandre. C : Chaque projet est unique et demande une forme de créativité et d’anticipation dans la manière de le structurer. D’une certaine manière, nous n’avions qu’à suivre le processus normal de création, d’édition et de promotion d’un album de musique. En réalité, il a fallu harmoniser les exigences d’une entreprise comme ArianeGroup et le savoir-faire d’un artiste comme Pyramid (et de son staff) mais ce processus, innovant à notre égard, nous a porté et encouragé à la plus grande exigence à chaque étape. Le mot chef d’orchestre prend tout son sens. Bravo aux équipes.

 

Que pensez-vous de l’engouement autour de la musique électronique depuis quelques années maintenant ?

Pyramid : On a de la chance, dans une époque où la musique urbaine est le genre le plus écouté et diffusé, la musique électronique reste un genre qui a sa place et qui garde une force notamment dans la musique à l’image. C’est un genre qui reste une musique de passionnés et de geeks qui adorent voir ce qui se passe dans les nouveautés de l’audio et des technologies, donc on aura toujours un/une producteur/productrice qui testera quelque chose d’improbable et qui donnera un résultat qui donnera une nouvelle dynamique, c’est la force de ce genre.

 

Alexandre. C :  Pour moi, la musique électronique est un univers parallèle de tous les autres genres de musique. Ceux qui n’aiment pas la musique électronique ne le savent pas encore, et n’ont simplement pas encore trouvé leur mood ou leur artiste de prédilection. C’est un monde infini où l’amour de l’objet sonore dépasse souvent le phénomène de starification. C’est un genre plein de vertus, qui mérite son public, de plus en plus large.

 

Quel est votre morceau préféré de l’album et pourquoi ? Que vous inspire-t-il vis-à-vis d’ArianeGroup ?

Pyramid : Pour moi c’est vraiment Atmosphère, c’est probablement une de mes tracks préférées tout court dans tout ce que j’ai composé, elle synthétise vraiment ce que j’aime dans mes influences plus rock 70s à la Pink Floyd avec une volonté d’avoir une musique sans norme, une intro longue et ambiante qui peut décourager si l’on manque de patience mais qui est récompensée par une explosion rock/électronique beaucoup plus moderne, une sorte de violente douceur.

 

Alexandre. C : J’apprécie vraiment Vision. Un mélange très cinématographique, nostalgique d’une émotion fébrile qui se tisse et se consolide à mesure que le projet Ariane prend vie. J’ai l’impression d’être au cinéma, dans la séquence d’intro d’un film qui va m’envoyer loin, très loin.

 

Quelle serait ta collaboration de rêve après ArianeGroup ?

Pyramid : Composer pour un grand film de Science Fiction serait un beau projet de vie pour moi. En attendant j’attend qu’Ariane diffuse aussi mon EP dans l’espace 🙂

 

Merci à Alexandre et Pyramid pour cette interview de taille, Merci à ArianeGroup pour la confiance, et Merci aux équipes.

Pour réécouter l’album rendez-vous sur : https://open.spotify.com/album/1Qefhd4hwDiSjtooxAjdhM?si=_ppb6mDeQy62td3y-g-UQw

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