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Ville du futur et biophilie : la communication au secours de notre besoin de Nature.

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La biophilie c’est l’amour fondamental que les Hommes ont pour le vivant.

Initialement définie par le psychanalyste Erich Fromm comme « l’amour passionné de la vie et de tout ce qui vit », le concept de la biophilie a été complété comme “le besoin inné de l’homme de s’intégrer au monde naturel”.

Concevoir le monde de demain en intégrant la nature est primordial car de nombreuses études scientifiques démontrent les effets bénéfiques d’un contact prolongé avec celle-ci sur le bien-être et la santé mais aussi la productivité et le bonheur.

Les éléments naturels fonctionnent entre eux et forment des chaînes, qui les rendent interdépendants ; ainsi les choses qui ne fusionnent pas avec les autres sont vouées à disparaître. La sélection naturelle est donc une fatalité qu’on ne peut pas contourner, il faut donc que les hommes s’y adaptent car nous vivons dans le même écosystème que les êtres vivants qui nous entourent. C’est ce principe de symbiose qui prouve que les hommes sont naturellement capables de faire corps avec la nature.

On définit d’ailleurs la symbiose comme “l’association biologique, durable et réciproquement profitable, entre deux organismes vivants”: nous sommes donc parfaitement compatibles avec la Nature.

La ville du futur dans laquelle nous vivrons sera sans doute hyper technologique, elle se servira de la data pour faciliter la vie des Hommes. Robots, intelligence artificielle et d’autres inventions que nous ne connaissons pas encore entoureront le quotidien de notre progéniture.

Cependant, l’Homme aura besoin de répondre à ses besoins innés et donc sa nature biophile. Nous ne sommes pas sans savoir que le monde rural a régné pendant des siècles et les villes se sont construites autour de l’eau et en fonction des richesses de la nature : c’est ancré en nous, nous avons besoin de la nature pour satisfaire nos besoins primaires.

Projet Paris Smart City 2050, maquette du quartier Rivoli par Vincent Callebaut

D’après une étude France Bleu, 7 Français sur 10 ont peur d’être personnellement touchés par le réchauffement climatique. Les Français se sentent concernés par le dérèglement climatique et vivent mal l’éloignement progressif de l’Homme à la nature. C’est pourquoi des artistes comme Sabrina Ratté prospectent la nature par le digital avec des oeuvres numériques. Son travail mélange papier et lumière pour exprimer comment elle imagine la disparition progressive de la nature.

Nous avons souvent tendance à opposer les villes ultra-technologiques comme Taipei à Taiwan et les petites villes écologiques du nord de l’Europe comme Lappeenranta en Finlande. Pourrions-nous imaginer un monde de demain où la nature et la technologie ne feraient qu’un pour devenir des vecteurs de communication ?
Certaines innovations futuristes bouleverseront la ville de demain et donc les supports de communications urbains et nous allons le voir, elles font échos à notre biophilie tout en étant technologiques.

Avez-vous déjà entendu parler des Waterlight Graffiti ? Il s’agit d’un projet développé par le Français Antonin Fourneau qui, en voyant les Chinois faire des calligraphies au sol dans la terre avec de l’eau, a eu un éclair de génie. Il a imaginé des murs numériques à LEDS qui s’illuminent au contact de l’eau. Ce type d’invention, au-delà d’être artistique, peut devenir un support de communication. Nous pourrions écrire des messages publicitaires à l’eau : naturels et éphémères. C’est un support qui permettrait de créer de nouvelles activations créatives ou stunts à partir de l’élément qui nous est le plus vital : l’eau.

Antonin Fourneau, créateur de la méthode de water light graffiti

Green roof ? Vous en avez entendu parler ? Ce sont des parterres végétaux nichés en haut des immeubles pour rafraîchir les villes. Il s’agit de plantations sur les toits, assez complexes à mettre en place au niveau de l’arrosage et de l’écoulement des eaux mais très bénéfiques pour la biodiversité et la pureté de l’air. Il est envisageable en tant que communicants que, tout comme les jardins à la française, les marques pourraient dresser la nature à leur image et à leurs couleurs sur des green roof.

Après les chartes graphiques et éditoriales, nous inventerons peut-être les herbiers de marque avec des do et don’t en terme de végétation. Les enseignes qui ont de vrais engagements environnementaux et de vrais projets durables s’y prêteraient bien mais gare au greenwashing pour les autres ! En 2013 déjà, la marque BMW s’était associée à un chef cuisinier prestigieux et avait monté une opération. Le chef Alain Pessard avait créé un potager de 150m2 sur le toit du Palais de Tokyo et la collaboration avec la marque d’automobile reflétait la volonté de cette dernière de prendre soin des villes en protégeant l’environnement.

Les rooftops des hôtels et restaurants de demain auront peut-être de la végétation brandée à leur marque ou à celle de leurs sponsors. Nous pouvons aussi penser aux marques de luxe qui envahissent les vitrines des grands magasins, demain ce seront sûrement leurs espaces végétaux extérieurs qui seront exploités.

Les toits des métropoles s’habillent de vert

On peut également parler de la bioluminescence. Il s’agit, à partir d’éléments naturels, de créer de la matière lumineuse. Cette matière première biosourcée et biodégradable est faite à partir de bactéries marines, elle est cultivable en laboratoire à l’infini. Intégrer ce type de ressource dans le mobilier urbain permettrait de réduire la pollution visuelle mais surtout lumineuse. La ville de Rambouillet a pris des initiatives avec la société Glowee spécialisée dans la biotechnologie, pour équiper sa ville de signalétique bioluminescente fin 2022.

Maquette Glowee sur du mobilier urbain bioluminescent. Le dos de ces chaises ne serait-il pas les supports d’affichage lumineux de demain ?

Le designer hollandais Daan Roosegaarde pousse le concept encore plus loin. Il entreprend d’imaginer des arbres génétiquement modifiés qui pourront s’éclairer dans l’obscurité de la nuit. Il s’appuie sur la technique du biomimétisme en étudiant le fonctionnement des méduses et autres éléments naturellement lumineux. Ce projet révolutionnaire questionne tout de même sur l’éthique : est-il sensé de modifier génétiquement les êtres vivants ?

La ville de demain sera un équilibre entre notre besoin d’innovation et de nouveauté, car nous sommes tous nés dans des générations qui ont vu la technologie prendre de l’ampleur pour assouvir nos fantasmes, nos envies numériques et notre besoin profond de proximité avec la nature et notre désir de la protéger.

Les artistes Scenocosme avaient déjà inventé en 2007 une technologie extrêmement novatrice qui mêlait parfaitement la technologie, par le biais de la musique, et la nature. Il s’agissait de plantes qui produisaient de la musique lorsqu’elles rentraient en contact physique avec l’énergie humaine.
Le monde du futur sera rempli d’infrastructures technologiques et écologiques et créera les médias de demain, leviers de notre créativité.

 

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